Mauroy Serial Squatt Killer


Le 55 rue Phillipe de Comines est parti en fumée emportant dans ses cendres toute une aventure et la résistance qui s'y préparait. Un jeune homme a péri dans l'incendie, étouffé, et sa mort a été utilisé par la mairie pour taire l'affaire et légitimer l'expulsion, de fait, le soir de l'accident. Seul un texte des squatteureusEs a brisé de quelques mots le silence qui transforma cette lutte sociale vive et dérangeante en dramatique fait divers: les habitantEs et l'ensemble des squatteureusEs y reconnaissent et assument leur part des responsabilités dans l'accident et rappelaient le poids que cette mort portait sur leur engagement. Mais du côté des autorités si prolixe lorsqu'il s'agit de prétexter leur imputabilité paternaliste vis à vis de l'intégrité physique des occupantEs, aucune déclaration comme si rien ne s'était passé.

un jongleur dans le jardin

La vue arrière du batiment

Sans cesse jugéEs, condamnéEs, expulséEs, nous accusons à notre tour et un an après le drame, les réels et seuls responsables directs de la mort de cet homme, comme pour rappeler que nous ne nous laisseront jamais réduire au silence aussi arrangeant soit-il. Nous réouvrons les plaies pour affirmer que la mairie, la CUDL et leur bras armé se rendent coupables de tous les accidents liés à la précarité non pas en regard de leurs responsabilités de propriétaires que nous récusons (bien que de toutes les manières ils y aient renoncé car nous n'occupons que des bàtiments vides et laissés à la spéculation), mais vis à vis de leur volonté de maintenir les lieux occupés dans un état précaire et tangent.


Priver d'eau une vingtaine d'habitants, c'est se rendre responsable des problèmes que cela engendre. Couper l'électricité c'est provoquer des accidents du moins les chercher. Précariser les squatts en menant une politique d'expulsion systématique , c'est exposer de manière volontaire les occupantEs aux risques que cela entraine et avouez que jusqu'à présent, les squatteureusEs lilloisEs ont déjoué avec une habileté certaine les pièges que cette politique de répression leur tendait.

Le pouvoir s'attaque au corps déviants à travers sa propre corporéité et menacer les squatts d'expulsions répétées c'est l'affaiblir une fois de plus en précarisant ses conditions d'occupation. Nous ne sommes pas dupes quant au caractère coercitif que cette politique de harcèlement réppressif revêt et constatons avec recul l'impact de la menace qu'elle représente sur nos propres raisonnements. L'expulsion n'est donc plus juste physique et ponctuelle mais elle prend corps dans l'esprit des squatteureusEs pour informer leur propre capacité d'agir. A nous de donner en parade consistance politique à l'Occupation pour qu'elle menace à son tour les propriètaires et qu'elle pourrisse leur vie de nos carcasses. Nous saurons nous faire aussi présents qu'eux...

Nous ne laisserons plus nos maisons devenir le charnier de leurs politiques assassines


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